Historique Paraski-Flex

Bref historique des ailes de traction (cerfs-volants/voiles) au Québec


Au Québec deux courants principaux sont à la source de la pratique de ce sport: soit en faii, deux entreprises — concepteurs et manufacturiers — qui fabriquent et distribuent ces ailes de traction.

D'une part l'entreprise Concept Air, sise dans la région du Saguenay / Lac-Saint-Jean, qui a pris son envol au printemps 1992 à proximité du Fjord du Saguenay; et qui offre les voiles et cerfs-volants des marques Traction et Smart Kite notamment, en différents modèles. Concept Air est aussi un distributeur canadien d'ailes de traction, pour plusieurs marques connues mondialement.

Voile de tration Concept Air — Smart
Voile Concept Air, modèle Smart 1

Puis d'autre part Sport Direct: une entreprise de Valleyfield qui conçoit, fabrique et distribue les produits ParaskiFlex. Ces voiles sont conçues par Raymond Potvin, compétiteur sportif et adepte du ski cerf-volant depuis 1981. Après s'être recyclé en concepteur d'équipements sportifs, puis après avoir vu fonctionner un cerf-volant à caissons, celui-ci a créé à l'été 1992 le premier prototype de ce qui deviendra le « Paraski-Flex »: une voilure déconcertante par sa robustesse, sa simplicité, sa facilité d'utilisation et son prix abordable.

Voile Paraski Flex — Modèle LX
Voile Paraski Flex, modèle LX

Le Paraski-Flex : au Panthéon des cerfs-volants de traction


Après vingt ans de tâtonnements, le Paraski-Flex est aujourd'hui doté d'une voilure molle. C'est donc un petit parachute, un cerf-volant de puissance à toile simple (monopeau), qui peut résister à tous les impacts tout en étant très facile à manier. Il est simple d'utilisation, car toutes les cordes de la voilure sont reliées à un volant en forme de T. Le paraskieur n'a qu'à tourner dans la direction choisie pour avancer.

Puis afin de contrôler la vitesse, on n'a qu'à pointer davantage le cerf-volant vers le haut et en quelques minutes, on file à toute allure. On peut alors atteindre les mêmes vitesses que sur une pente de ski, tout en étant très libre de nos mouvements.

Avec le Paraski-Flex, outre la ballade un peu « pépère » où simplement l'on se laisse porter par le vent, il est aussi possible de faire des virages sophistiqués, tout autant que des bonds de plus de 4 mètres de haut; alors qu'on redescend doucement en planant, puisque c'est un parachute.

Paraski-Flex Logo


Les voiles Paraski-Flex...
Simples • Faciles • Efficaces • Performantes • Uniques • Sécuritaires
Et elles sont inventées, conçues et manufacturées par des gens du Québec... pour votre plaisir!


En fait, le Flex est fabriqué de matériaux de qualité supérieure et malgré la grande qualité de sa fabrication, à puisance égale, il demeure le cerf-volant de traction le moins cher sur le marché. Chaque modèle peut être utilisé en mode cerf-volant, ou en mode éloigné grâce à des lignes supplémentaires.

Les voiles Paraski-Flex comprennent 3 séries: F, R/Force et LX.

Les voiles de la série F, idéales tant pour les paraskieurs de niveau débutant qu'intermédiaire ou expert, se transforment en 3 modes d'utilisation bien définis: mode Pleine-Grandeur, mode Demi-Tempête et mode Tempête. Puis celles des séries R/Force procurent une meilleure gérance de la puissance; tandis que les voiles de la série LX, spécialement conçues pour un usage sur l'eau, offrent un rendement optimum pour les pilotes expérimentés qui recherchent des sensations fortes. Notons que ces deux dernières - série R/Force et série LX - ne fonctionnent qu'en 2 modes: soit mode Pleine-Grandeur et mode Demi-tempête.

Ainsi, dans le mode Tempête, on vise à diminuer la puissance de moitié. Par vents forts, il suffit de zipper la fermeture-éclair; ou de mettre la voile en mode tempête. Sachons aussi que le fait d'utiliser des longueurs de lignes différentes, permet d'augmenter ou de réduire la puissance de la voile. Par exemple, des lignes plus longues donnent une voile plus puissante et moins maniable; alors que des lignes plus courtes donnent une voile moins puissante et plus maniable.

Chacune de ces voilures est livrée avec sa barre de direction, un harnais spécifique, les lignes supplémentaires pour le mode Paraski éloigné ainsi qu'un sac de rangement pratique. De plus, le harnais possède un mousqueton d'urgence permettant de se libérer instantanément en cas de besoin.

Par ailleurs, dans chaque série - F, R/Force et LX -, trois modèles sont offerts pour couvrir des plages de vent différentes. la Petite voile pour le « gros temps «, avec zipper (vents de 30 à 70 km/h); la Voile de grandeur standard avec zipper (vents de 10 à 60 km/h); et la Grande voile pour le "petit temps" (vents de 5 à 30 km/h). Retrouver plus de détails dans "Fiche Technique".

Nautik Aventure Logo

Nautik Aventure & Paraski Flex est distributeur des voiles ParaskiFlex. Visitez notre boutique en ligne ...

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Historique du Paraski et du Cerf-Volant de Traction


« La tête dans les étoiles... mais les pieds dans la neige, le gazon, le sable, la terre, ou l'eau. Vive le vol libre! »


Qu'on le nomme paraski, snow kiting, ski cerf-volant, kiteski, kitesnow, ski à voile ou autrement - diverses appellations ont cours, qui désignent en fait une même passion: le sport aérotracté -, ce sport de glisse aérotracté qu'on pratique notamment l'hiver sur les champs enneigés, les rivières et les lacs gelés, compte actuellement des milliers d'adeptes de par le monde... dont pas moins de 4,000 au Québec seulement! Mais ses racines remontent à bien loin dans le temps...

En réalité, le cerf-volant de traction permet une utilisation en toutes saisons. Ainsi, au gré d'une voile gonflée par les vents, les amateurs de sports aérotractés peuvent rouler, glisser ou faire des sauts acrobatiques avec le véhicule de leur choix - tels skis, planche à neige, planche nautique, trois-roues ou « buggy », patins à roues, planche à roulettes, etc - et sur diverses surfaces telles que la glace, la neige, le sable, le gazon, les champs, ou l'eau. L'on s'accorde donc pour dire qu'il y a 3 grandes catégories de sport aéro-tracté: sur terre (ex: planche à roulettes - Mountain Board -, char à 3 roues - Buggy -, patins à roues alignés - KiteSkate -, etc); sur neige (ex: paraski, snow kite / kitesnow, ski traction, ski cerf-volant, ski à voile, etc); ou sur l'eau (ex: KiteSurf, FlySurf, KiteBoarding, etc).

Du mythe d'Icare aux croquis de Léonard de Vinci


La Chute d'Icare, tableau de Jacob Peter Gowi au Musée du Prado à Madrid (XVIIe s.)
La Chute d'Icare (Jacob Peter Gowi), XVIIe siècle, Musée du Prado, Madrid
Le désir de l'Homme de voler dans les cieux tel un oiseau, remonte à la nuit des temps. Tous connaissent le mythe d'Icare, ce personnage de la mythologie grecque.

L'on dit qu'Icare et son père Dédale - inventeur, sculpteur et grand architecte -, étant retenus prisonniers dans le labyrinthe du roi Minos en Crète. Loin d'Athène et las de cet exil forcé, ils tentèrent de s'échapper en confectionnant des ailes à l'aide de plumes et de cire.

Mais dédaignant les appels à la prudence et les conseils de son père Dédale, le jeune Icare se laissa aller à voler trop près du soleil... Son imprudence provoqua alors la fonte de ses ailes, sa chute et sa noyade dans la mer. Une fort belle légende...

Leonardo Da Vinci
Leonardo Da Vinci

L'on sait aussi qu'un peu plus tard dans le temps, à l'ère de la Renaissance (XVIe siècle), le prolifique peintre italien Léonard de Vinci était lui aussi stimulé par cette obsession de voler; son oeuvre en parle abondamment.

Dessin de parachute daté de 1485 par Leonardo Da Vinci
Dessin de parachute (1485)
par Leonardo Da Vinci
Outre les chefs d'oeuvre qu'on lui connaît, il a aussi dessiné plus de 400 croquis de machines volantes en s'inspirant du vol des oiseaux - Machine volante Ornittotero -. C'est donc bien avant son temps qu'il a pressenti l'hélicoptère et le parachute; et l'on dit même qu'il aurait essayé un planeur grandeur nature.

D'ailleurs, un dessin datant de l'an 1485 réalisé par Leonard De Vinci nous démontre qu'il avait conçu un parachute en forme de pyramide, maintenue ouverte par 4 poteaux en bois. Mais, cet ouvrage était-il réellement fonctionnel..?

Selon le quotidien Daily Mail également publié sur Internet, c'est 523 ans plus tard, soit en 2008, qu'un téméraire suisse du nom de Olivier Vietti-Teppa teste le croquis de Da Vinci: en réalisant un plongeon de 2,000 pieds. Il s'était basé sur les croquis de Da Vinci pour construire son parachute, ajoutant à l'aterrissage que celui-ci fonctionnait très bien. :o)

Les cerfs-volants


Le cerf-volant, on le sait, est à l'origine de l'aviation, de l'aile libre et du parachute ascensionnel. Semble-t-il originaire de Chine, le cerf-volant y aurait fait son apparition il y a plus de trois mille ans; d'où il s'est propagé dans toute l'Asie, les Indes, la Malaisie, le Japon, etc; où en Orient, on lui donnait une dimension mythique et religieuse. Il se propagea plus tard en Europe alors qu'au XVI ème siècle, l'anglais Bate y introduisit comme loisir, la mode du cerf-volant. Ce n'est cependant qu'à l'époque moderne que le cerf-volant s'est fait connaître en Amérique, où il est associé à une forme de loisir et d'exercices physiques.

Cependant, selon un article déjà paru sur le site de la Fédération Française de Vol Libre relatant un extrait du bulletin d'information « LE Miztral », il semblerait plutôt que la découverte d'une peinture rupestre en Indonésie, permettrait de dater les premières origines du cerf-volant à la période du mésolithique: soit entre 5000 et 9000 ans avant J-C. La découverte de cette peinture dans une grotte d'Indonésie laisse suggérer que le cerf-volant aurait pu évoluer en Indonésie et dans l'archipel de Malaisie, indépendamment du reste du monde.

Puis en ce qui a trait aux « objets volants » et pour mieux nous concentrer sur le cerf-volant, nous passerons volontairement sous silence la découverte de l'aérostat par les frères Montgolfier (1783); les inventions du britannique George Cayley, fondateur de la science de l'aérodynamique (principes de fonctionnement d'appareils « plus lourds que l'air »): dont le planeur à ailes de cerf-volant ou aéroplane (1804) et l'hélicoptère à hélices; l'aéronef dirigeable du Compte Von Zeppelin (1900); ainsi que le « Flyer » américain des frères Wright (1903).

Domina-Cléophas Jalbert et son Parafoil :: Le Leonard de Vinci des temps modernes


Parafoil — Domina-Cléophas Jalbert
Domina-Cléophas Jalbert, québécois d'origine,
avec son fameux Para-Foil (1964)
* Dessin: Fédération Québécoise du Cerf-Volant

« Jalbert a réalisé un des grands rêves de Léonard de Vinci : faire que l'homme soit à la fois parchutiste et pilote de son propre parachute. »
Sports Illustrated, mai 1977


L'idée du cerf-volant de traction (traction kite) — avec des câbles rattachés au cerf-volant — provient des parachutes à caissons utilisés jadis, par les soldats de l'armée. Des gens ont développé ce concept initial: de façon à permettre aux sportifs de combiner l'utilisation d'une voile avec la puissance du vent, pour se faire tirer, ou « tracter », sur de longues distances en se laissant transporter par le vent.

La palme de ces prolifiques penseurs revient à monsieur Domina Jalbert, américain naturalisé originaire de Saint-Michel-des-Saints (Québec), né le 5 décembre 1904 et décédé le 26 juin 1991 à l'âge de 87 ans. Studieux, ingénieux, athlète et grand sportif, passionné des cerfs-volants, c'est en 1927 qu'aux États-Unis, il devient « pilote d'aréroplane ». Mais la Grande Crise économique des années 1930 l'oblige à mettre de côté sa carrière de pilote; alors il retourne à ses emplois occasionnels et à ses cerfs-volants: qu'il emploie au tractage de banderoles publicitaires... lorsqu'il y a du vent.

Grâce à son « kytoon » - un ballon de barrage utilisé lors de la seconde guerre mondiale -, sa première grande invention, il est engagé en 1939 par la U.S. Rubber Co. comme recherchiste, designer et monteur en chef. C'est après la guerre 1939-45 qu'il fonde le Jalbert Aerology Laboratory (Floride) où il continue la fabrication de ses Kytoons (kite + balloon), pour des applications scientifiques surtout; et se tourne aussi vers le sport, soit le cerf-volant et le parachutisme, activités en plein essor. Son défi d'alors: doter les parachutes et les cerfs-volants d'une certaine vitesse horizontale.

Domina Jalbert — Photo C'est à partir de 1952 que Domina-C. Jalbert développe le premier type de parachute fondamentalement différent, en s'inspirant du concept de Leonardo Da Vinci élaboré au cours des années 1400. Puis d'essais en essais, cette voilure - officiellement inventée dès 1956 - vole pour la première fois avec succès en mars 1964; alors qu'elle fut brevetée en octobre de la même année sous le nom de Para-Foil (Parafoil)*. Domina Jalbert est depuis ce temps considéré comme étant le « père » de l'aile « à caissons » (ram-air cells): une aile non rigide à cellules gonflées par une écope, qui lui donne l'épaisseur nécessaire à la formation d'un profil aérodynamique.
* « The Jalbert Air foil » (Parafoil), patent No. 3285546 — Source: WindMueller Aerology Lab
Photo ci-contre: Domina Jalbert. Source: © 1999-2007 Startair paramoteurs association

Techniquement parlant, il s'agit une aile flexible, sans armature rigide mais dotée de caissons gonflés par le vent: ce qui permet de créer un profil aérodynamique et de générer de la portance. Cette voilure nouveau genre - qui selon les auteurs de Kite Krafts « tient du ballon, de l'aile, de l'avion, du parachute et du cerf-volant » -, fut aussitôt utilisée comme voile de traction: notamment pour diverses applications sportives telles parachute, parapente, cerf-volant, paramoteur, et autres. Surnommée le « matelas volant », cette voile s'impose d'ailleurs d'elle-même dès 1967 en matière de parachutisme sportif.

Les sports aérotractés contemporains : un tour d'horizon


Paraski Flex sur l'eau
Les plaisirs du Paraski Flex... sur l'eau! — © 2008 Paraski Flex
Les sports aéro-tractés, dont la traction par voile ou cerf-volant (cerf-volant de traction), prennent de nos jours diverses formes puisque ces voiles servent pour le ski cerf-volant, le kirtesurf, le kite-buggy, le parapente; ou toutes formes de traction par voiles de puissance. Avec ces engins on peut doubler, ou même tripler, la vitesse du vent!

En saison hivernale, sur les grandes étendues de glace ou de neige tels de grandes plaines plates, ou des rivières et des lacs gelés, les amateurs peuvent employer tout autant des skis qu'un snowboard ou planche à neige (snow kite), ou même qu'un « buggy ».

Puis en été, on utilise comme véhicule une planche nautique sur l'eau (kite surf), ou un « buggy » sur une surface plane tels une plage, une carrière de sel ou un lit de lac asséché.


Par ailleurs, la pratique du ski cerf-volant (paraski) est plutôt récente au Québec: puisque ce n'est qu'au début des années 1990' qu'il y a eu en nos contrées, émergence de glisse aérotractée sur neige; et ceci, bien que ce sport n'ait réellement commencé à intéresser le grand public que depuis quelques années. Décrit comme étant un sport « nouvelle génération », on estime qu'il est actuellement pratiqué par plus de 4,000 adeptes au Québec.

Vous souhaitez en connaître davantage sur le sujet? L'Association des Sports Aérotractés du Québec (ASAQ), via son site web KiteZone, regorge de renseignements; de même qu'elle héberge forums, chatrooms et annonces classées sur le sujet. Puis, le Forum de la Famille Flex regroupe les amateurs de sport aérotracté utilisant les cerfs-volants de traction Paraski Flex.

Toutefois, ce sport est davantage connu et pratiqué depuis près d'une trentaine d'années dans certains pays européens nordiques tels la Scandinavie, la Norvège, la Suède, la Pologne, l'Estonie la Finlande et la Russie. Puis de son côté, et bien qu'elle n'ait découvert le snowkite que vers 1997, la France démontre un développement rapide: puisque selon la Fédération Française de Vol Libre (FFVL), l'on y dénombre plus de 70 écoles de vol libre et plus d'une centaine de clubs de Kite.
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